Accueil > Discussions en cours > Faut-il absolument que la voyance soit mêlée à la religion pour être crédible (...)

Faut-il absolument que la voyance soit mêlée à la religion pour être crédible ?

, par Salomé

AU NOM DE QUOI ?

Bonjour à toutes et tous

Je voudrai là lancer un débat, mais surtout une réflexion, avoir des opinions aussi utiles que
divergentes...

Au nom de quoi certains d’entre nous se prétendent « élus », « élus de Dieu » ?

Au nom de quoi si peu d’humilité, car en vérité je pense que c’est manquer d’humilité que de
prétendre que nous avons été « choisis » pour effectuer une mission particulière, par Dieu, et ce,
quelque soit notre religion.

Au nom de quoi peut-on se prétendre ainsi ?
Nous ne sommes pas le « Messie » !
Nous sommes des
humains avant tout !!

Quelque soit la théorie avancée, quelque soit nos croyances personnelles, je crois sincèrement que
nous devons savoir rester à notre place d’humain.

Nous avons des possibilités fantastiques, c’est vrai !
Grâce à cela nous pouvons aider notre prochain
dans l’amour.
Et là pour moi est l’essentiel.

Nous avons des possibilités qui, sans doute, un jour seront scientifiquement et clairement
expliquées.

Peut-être utilisons-nous une partie de notre cerveau, qui chez d’autre est restée
endormie, tout comme certains enfants sont doués pour la musique, peuvent retranscrire une
musique, sans avoir jamais suivi de cours de solfège, avec une infinie facilité ( le sens de cet art est
tout de même un sens que tout le monde n’a pas !
Et pourtant ces personnes là ne se prétendent pas
envoyées de Dieu, élues, choisies..)

Il n’en est pas moins que je sais que la prière aide beaucoup d’entre nous, et pourtant je ne la
proposerai que si la personne m’en parle.
Je n’ai pas à influencer quelqu’un vers mes croyances
religieuses sous prétexte que je ressens le passé, le présent, le futur de mes congénères.

Chacun doit
rester libre de prier, de croire en un Dieu qu’il a choisi. Mais cela doit rester dans la sphère de
l’intime, car aller au delà de cette limite me semble inopportune dans notre profession.
Nous nous
devons de respecter les choix de chacun.
Le nôtre doit être de rester humble en toute circonstance,
que l’on croit ou non être un « élu ».

Ne pas faire étalage de cela me semble évident.

Avoir la foi, avoir foi en nos possibilités exceptionnelles est tout ce qui m’importe du moment que
j’aide mes amis humains dans l’amour, dans l’amour de la vie dans sa totalité.
Je peux aimer la Terre entière, mais personne ne peut m’y contraindre.
Je ne forcerai personne à penser que je suis une élue, je ne crois pas l’être.
Je ne forcerai personne à croire en un Dieu qu’il n’a pas choisi.
Je choisi la liberté de penser à l’obligation de prier.

Bien à vous.
Salomé

Messages

  • Bonjour,

    J’ai apporté dans un autre fil de discussion une réponse plus générale sur le phénomène, je voudrais ici revenir sur quelques aspects plus particuliers concernant la voyance.

    Je pense qu’il faut distinguer les personnes qui, de toute bonne foi, ont le ressenti d’avoir entendu Dieu leur parler ou d’être en contact avec des anges ou autres entités célestes et celles qui utilisent la référence divine sans "raisons personnelles concrètes" (cad sans expérience mystique, occasionnelle ou récurrente)

    Pour les premières, la réponse à la question "au nom de quoi" parait simple : elle découle de l’expérience mystique, tout simplement. Mais une expérience mystique justifie-t-elle tout ? Et en particulier le fait de se proclamer élu ? Je ne crois pas. N’oublions pas la réponse du Christ, emplie de sagesse, a ceux qui lui demandaient de confirmer qu’il était bien le messie : "C’est toi qui le dit..."

    "L’élu de Dieu" est avant tout l’élu des hommes. Derrière l’accusation d’hérésie qui porta JC au supplice, il y avait la crainte des dirigeants qu’il se serve de son charisme et de la portée qu’il avait sur la foule pour nuire au pouvoir en place. (Cela à mettre en parallèle avec des métaphores comme celle du buisson d’épines roi des végétaux — cf juges 9-8 "Les arbres partirent pour aller oindre un roi et le mettre à leur tête. Ils dirent à l’olivier : Règne sur nous. Mais l’olivier leur répondit : Renoncerais-je à mon huile, qui m’assure les hommages de Dieu et des hommes, pour aller planer sur les arbres ?" et ainsi jusqu’au buisson d’épine qui, n’ayant aucune utilité, accepte d’être leur roi... Très sévère critique du pouvoir s’il en est !)

    A mon sens, donc, une expérience mystique ne peut pas déboucher sur l’affirmation d’être "élu de Dieu" sinon en s’autogratifiant d’un titre indu. Il n’y a pas d’élu de Dieu, en ce sens que l’amour divin est immuable et égal pour tous. (je ne suis pas sur que ce soit dit aussi clairement dans la bible, mais c’est le sens du message général...)


    Pour le second groupe de personnes (qui se trouvent des références divines sans pour autant avoir vécu des expériences mystiques), nous sommes devant un autre problème.

    Tout d’abord, laissons de côté ceux qui ne font que prétendre à des dons, leur situation n’étant pas intéressante dans notre problématique, et passons également sur les raisons sociologiques de l’exposition de ce genre de pedigree (cf l’article mis en lien en bas de page : "l’invisible, dieu, les hommes, la loi..."), pour nous arrêter plus particulièrement sur les personnes qui sont sincèrement convaincues de leur bonne foi (sans pour autant avoir vécu d’expérience mystiques)

    Je ne crois pas qu’il soit opportun de leur jeter la première pierre... Pour continuer dans les références bibliques. ^^ — En effet, dans ce cadre de figure j’analyse cette démarche de revendication divine comme une manière de se rassurer. Je développe :

    La science n’explique pas tout, et elle ne pourra jamais tout expliquer. C’est un fait... Mais l’homme curieux de nature à besoin pour se construire et vive (dans sa différence et sa ressemblance avec les autres) d’explications sur ce qu’il est, ce qui se passe en lui et ce qui le traverse. Ce qu’il maîtrise et ce qu’il ne fait que véhiculer. Se réclamer de Dieu, outre le fait d’être rassurant (car cela, comme dit dans l’autre article, éloigne du diable et de l’interdit) donne une explication qui fait, si j’ose dire, office de "lot de consolation"... Porter un don est parfois (en fait souvent mais chutt) un fardeau, qu’il faut sublimer en en tirant le meilleur. Pas uniquement par bonté d’âme, mais parce que supporter le fait d’être clairvoyant n’est pas possible si cela ne permet pas d’aider autrui. C’est en ce sens qu’il y a "mission", il faut sublimer le don pour qu’il soit utile et qu’il ne nous dévore pas...

    En ce sens là "élu de dieu" est plus une charge qu’un honneur qui fait du porteur du titre quelqu’un a qui tout est du. Ce qui au niveau de la démarche est très différent. Mais effectivement, il s’agit bien d’une sorte de méprise, d’un mélange des genres classique qui n’est pas a strictement parler légitime.

    Il serait effectivement plus simple et plus posé, humble et respectable que de rester a nos places d’hommes et de femmes, certes aux facultés particulières mais enfin : qui en ce monde n’a pas son petit talent, caché ou non ? Les voyants et médiums ne sont pas la base maîtresse de la société, et vous pouvez bien avoir les visions les plus pertinentes du monde sans menuisier pour la charpente, le toit de votre maison ne tiendra jamais. ^^ — Nous ne sommes pas le centre du monde, et nous n’avons aucune prétention à le devenir. Elu de Dieu ? Peut être oui, mais pas plus que le plombier ou l’employé des postes. Eus aussi ont un rôle à accomplir, et une mission, celle de rendre service aux autres.

    Bien à vous,

    Eysméralda.

    Voir en ligne : L’invisible, Dieu, les hommes et la loi...

Un message, un commentaire ?

Forum sur abonnement

Pour participer à ce forum, vous devez vous enregistrer au préalable. Merci d’indiquer ci-dessous l’identifiant personnel qui vous a été fourni. Si vous n’êtes pas enregistré, vous devez vous inscrire.

Connexions’inscriremot de passe oublié ?