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L’invisible doit-il forcément être le fruit de Dieu pour être crédible ?

, par Salomé

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  • Bonjour,

    Je suppose que le titre est une première ébauche du sujet publié par la suite, ou "invisible" est remplacé par "voyance", cela étant, je trouve que la question prend tout son sens si l’on élargit le champ d’appréciation. Partons donc de "l’invisible", c’est à dire dans notre définition, de tout ce qui est "extérieur" à la vision de l’homme. Les esprits, fantômes certes, mais aussi les énergies étudiées et connues de la science (électricité, radioactivité, magnétisme...), qui en des temps reculés ne devaient pas faire de grande différences. (encore que)

    Prenons ensuite Dieu, ou pour parler plus précisément Sa Loi, qui pour nous autres peuples "judéo-chrétiens" se trouve dans ce que nous nommons "Bible" (Tanarh en hébreu, תנ״ך) — Que trouve-t-on dans la bible au niveau de tout ce qui attrait à l’invisible ?

    "une magicienne, tu ne la laisseras pas vivre"

    "qui a commerce avec les esprits sera mis à mort"
    etc etc...

    Tout au long du texte, la Bible accuse et accable sans distinctions voyants, magiciens, sorciers, etc. Seuls les prophètes inspirés de Dieu ont le doit, le privilège et même le devoir de donner au monde leur message.

    Il y aurait donc deux mondes des l’invisible différent (toujours selon la bible) = celui qui est inspiré de Dieu, et donc louable... Et l’autre, qui a lui seul rend passible de la peine capitale.

    Bien sur aujourd’hui, au XXIème siècle, nous sommes bien loin des exactions de fanatiques religieux du moyen âge, portant tout hérétique au bûché... Mais il n’en reste pas moins que l’emprunte culturelle reste forte. Dans une société judéo-chrétienne, il est admis — même inconsciemment — par la plupart qu’il y a d’un côté les prophètes (ou mages, ou voyants, ou...) de Dieu, qui portent la lumière aux hommes, et de l’autre les suppôts du diable. Se revendiquer de Dieu, en temps que voyant, médium ou autre est donc une manière de rentrer dans le jeu de cette acceptation culturelle de la dualité du bien et du mal proposée dans la Bible, en se rangeant du côté du "bien" et du "permis par les écritures".

    Je pense qu’il ne faut pas chercher plus loin... ... ...
    L’invisible n’a donc pas besoin de la caution de Dieu pour être crédible (la science qui étudie pas mal de phénomènes totalement hors de notre vision s’en passe bien), mais en ce qui concerne tout ce qui est encore très mal connu à la lumière de nos progrès et savoir, la caution de Dieu -c’est à dire de la loi divine- est une sorte de garantie pour le croyant que, bien qu’il consulte une personne "faisant profession de devineresse ou sibylle", il ne viole pas la loi divine.

    De manière annexe, il est intéressant de se rappeler à ce titre que les commandements divins présents dans la Bible sont inspirés d’une source plus ancienne, à savoir "le code de Hammurabi" - texte de l’antique Babylone qui consiste en une succession de jugements donnés par le roi.

    Ainsi, l’on peut conclure sur le fait que cette "accréditation" divine est un phénomène purement culturel, dont les origines remontent à des temps vraiment immémoriaux... Il est difficile pour un peuple de revenir sur ses vieilles habitudes.

    De fait, je pense que le phénomène sociologique consistant à associer les faveurs du divin à toutes ces choses que la Bible interdit à de beaux jours devant lui.

    Bien à vous,

    Eysméralda.

    NB : cet article ne prends pas en compte les personnes qui vivent sincèrement une expérience mystique. L’expérience mystique étant un autre sujet...

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